DPE à Châteaurenaud, Louhans : comprendre le bâti et ses étiquettes

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Châteaurenaud, les 597 DPE analysés décrivent un quartier majoritairement composé de maisons, avec 16,1 % de logements classés F ou G dans cet échantillon. La comparaison avec Louhans révèle une consommation médiane plus basse, mais un coût énergétique annuel médian estimé plus élevé.

DPE à Châteaurenaud, Louhans : comprendre le bâti et ses étiquettes — Louhans

597 DPE pour lire le profil énergétique de Châteaurenaud

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Châteaurenaud)Part du quartier
A71,2 %
B152,5 %
C20534,3 %
D15826,5 %
E11619,4 %
F6410,7 %
G325,4 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Châteaurenaud (Louhans).

Le dossier de Châteaurenaud repose sur 597 diagnostics de performance énergétique géolocalisés dans ce quartier de Louhans, en Saône-et-Loire. Ils appartiennent à un échantillon communal de 1 386 DPE. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur période de construction, leur typologie et leurs résultats énergétiques. Elles ne constituent pas un recensement de tous les logements du quartier : les proportions présentées doivent donc être lues à l’échelle de cet ensemble analysé. Cette distinction compte pour interpréter une adresse particulière. Une maison ou un appartement peut s’écarter du profil médian, même lorsqu’il appartient à la période de construction la plus représentée. Les résultats dessinent ainsi des repères locaux utiles pour préparer une vente ou une location, sans remplacer la lecture du diagnostic propre au bien. Ils permettent surtout de séparer les tendances observées dans le quartier des caractéristiques à vérifier pour chaque logement.

Un bâti majoritairement individuel, marqué par la période 1948-1974

Les maisons individuelles représentent 64,8 % des logements diagnostiqués à Châteaurenaud, le reste correspondant à des appartements. La période de construction dominante est 1948-1974, avec 25,6 % des diagnostics du quartier. Il s’agit de la tranche la plus représentée, et non d’une majorité du bâti à elle seule. Les logements construits avant 1948 comptent pour 20,4 % de l’échantillon, tandis que ceux d’avant 1975 en représentent 46,1 %. Ce profil distingue nettement Châteaurenaud de l’ensemble de Louhans, où la part du bâti antérieur à 1948 atteint 44,4 %. Le quartier présente donc, dans les diagnostics étudiés, une présence moins importante de logements très anciens. Ces informations ne renseignent toutefois ni les matériaux employés, ni l’état de l’isolation, ni les équipements actuels. L’année de construction situe le logement dans son contexte, mais elle ne suffit pas à expliquer ou à prévoir son étiquette énergétique.

  • Typologie : la part de 64,8 % de maisons individuelles invite à distinguer maisons et appartements lors d’une comparaison entre biens, plutôt qu’à considérer le quartier comme un ensemble homogène.
  • Ancienneté : les 25,6 % de diagnostics concernant la période 1948-1974 identifient la tranche dominante. Les données fournies ne détaillent pas les autres périodes postérieures à 1974.
  • Surface : la médiane atteint 85 m² dans le quartier, contre 74 m² à Louhans. Ce repère complète la description du bâti, sans indiquer la surface de chaque maison ou appartement.

Des étiquettes C et D fréquentes, et 16,1 % de passoires énergétiques

La classe C est la plus représentée à Châteaurenaud, avec 205 diagnostics, devant la classe D, qui en compte 158. La classe E concerne également une partie du parc analysé, avec 116 diagnostics. À l’autre extrémité de la distribution, les étiquettes A et B restent peu présentes, avec respectivement 7 et 15 diagnostics. Les logements classés F ou G, qualifiés ici de passoires énergétiques, totalisent 96 cas, soit 16,1 % de l’échantillon du quartier. Cette répartition montre qu’un même secteur accueille des situations énergétiques contrastées. Elle ne permet pas d’attribuer une étiquette à un logement sur la seule base de son adresse, de sa taille ou de son ancienneté. Elle ne permet pas non plus d’associer les classes les moins favorables à une typologie précise : aucun croisement entre étiquette, période de construction et type de logement n’est fourni.

  • A : 7 diagnostics. Cette classe est la moins représentée parmi les 597 DPE géolocalisés du quartier.
  • B : 15 diagnostics. Comme pour la classe A, les effectifs restent limités dans l’échantillon étudié.
  • C : 205 diagnostics. C’est l’étiquette la plus fréquente à Châteaurenaud.
  • D : 158 diagnostics. Elle arrive derrière la classe C dans la distribution locale.
  • E : 116 diagnostics. Cette catégorie doit être distinguée des logements classés F ou G.
  • F : 64 diagnostics ; G : 32 diagnostics. Ensemble, ils constituent les 96 passoires énergétiques recensées dans les données du quartier.

Un positionnement contrasté par rapport aux médianes de Louhans

La part de passoires énergétiques est plus faible à Châteaurenaud que dans l’ensemble de Louhans : 16,1 % contre 18,4 %. La consommation médiane est également inférieure, à 200 kWh/m²/an contre 225 kWh/m²/an à l’échelle communale. En revanche, le coût énergétique annuel médian estimé est supérieur dans le quartier : 1 568 €, contre 1 448 € pour la ville. Ces résultats ne sont pas contradictoires : une consommation rapportée au mètre carré et un coût annuel ne mesurent pas la même chose. La surface médiane est par ailleurs plus grande à Châteaurenaud, avec 85 m² contre 74 m². Cette différence apporte un élément de contexte, sans démontrer à elle seule l’origine de l’écart de coût. Les médianes restent des indicateurs distincts : elles ne décrivent pas nécessairement un même logement. Il faut donc éviter de les assembler pour reconstituer le budget ou la performance d’un bien supposé typique.

Vendre ou louer : partir du logement plutôt que de la moyenne

Pour vendre ou louer à Châteaurenaud, ces données servent d’abord à situer le bien dans son environnement. Une étiquette C peut être présentée comme la plus fréquente parmi les diagnostics analysés, sans en déduire une valeur immobilière. À l’inverse, un classement F ou G inscrit le logement dans un groupe de 96 biens diagnostiqués et appelle une lecture attentive de ses résultats propres. Pour préparer les échanges avec un acquéreur ou un locataire, il est utile de distinguer l’étiquette, la consommation rapportée à la surface et le coût annuel estimé figurant dans le diagnostic. La médiane locale de 1 568 € ne doit pas être présentée comme le budget attendu pour toute adresse. Les chiffres disponibles ne permettent de conclure ni à une décote, ni à un niveau de loyer, ni à l’éligibilité réglementaire d’un bien à la location. Ces points nécessitent des informations absentes de cet échantillon.

Questions fréquentes

Châteaurenaud présente-t-il de meilleurs résultats DPE que Louhans ?

Sur deux indicateurs fournis, le quartier se situe plus favorablement : sa part de logements F ou G est de 16,1 %, contre 18,4 % à Louhans, et sa consommation médiane atteint 200 kWh/m²/an, contre 225. Le coût annuel médian estimé est toutefois plus élevé. Il est donc plus exact de parler d’un profil contrasté que d’une supériorité générale, notamment parce que les surfaces médianes diffèrent.

Quel type de logement domine dans les DPE de Châteaurenaud ?

Les maisons individuelles dominent l’échantillon, avec une part de 64,8 %. La période 1948-1974 est la plus représentée, à 25,6 %, tandis que 46,1 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975. Ces proportions décrivent séparément la typologie et l’ancienneté. Faute de données croisées, elles ne permettent pas d’affirmer quelle période domine spécifiquement parmi les maisons, ni quelle étiquette caractérise ces dernières.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour informer un futur occupant ?

Le montant de 1 568 € peut être cité comme coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon de Châteaurenaud, en précisant sa portée statistique. Il ne constitue pas une estimation personnalisée pour le bien proposé. Pour informer un acquéreur ou un locataire, il convient de distinguer ce contexte local des indications du DPE du logement, sans transformer une médiane de quartier en facture annoncée.

Sources officielles

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